jeudi 30 septembre 2010

Sur le blog Acheteur Durable !

Un blog sur l’achat durable et le développement durable.

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Sur ConsoGlobe !

L’info concernant notre nouvel approvisionnement en riz bio se répand !

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jeudi 23 septembre 2010

Les arts décoratifs japonais s'exposent !

Exposition à la Maison de la culture du Japon à Paris (à partir du 13 octobre)

©The National Museum of Modern Art, Kyoto


Amoureux de la culture japonaise, je ne manque pas une expo de la MCJP !


En partenariat avec le National Museum of Modern Art de Kyoto, la MCJP organise une expo sur les prémices des arts décoratifs modernes du Japon (1900-1930).


D’autres évènements sont à découvrir en cette nouvelle saison culturelle...


Voici le lien vers l’expo > http://www.mcjp.fr/francais/expositions/les-arts-decoratifs-japonais-face-161/les-arts-decoratifs-japonais-face


Pour y aller : Maison de la culture du Japon à Paris - 101 bis, quai Branly - 75015 Paris


M 6, Bir-Hakeim / RER C, Champ de Mars-Tour Eiffel

Notre démarche environnementale fait parler d'elle...



En matière de responsabilité environnementale, chez Matsuri, nous avançons doucement mais sûrement. Et cela porte ses fruits…

Au début du mois, David Lebovitz, le cuisinier – et fin gourmet – américain, auteur du très reconnu blog DavidLebovitz.fr ”Living the sweet life in Paris”, publiait un article sur Matsuri : Matsuri, sustainable seafood japanese sushi bar dans lequel il souligne ”qu’il est encourageant de voir qu’il est possible de déguster des sushi sans avoir à trop s’inquiéter”. J’ai pu échanger avec lui et son enthousiasme face à la démarche responsable entreprise chez Matsuri m’a réellement conforté dans mes choix ! ”C’est génial de voir des gens en France s’intéressant aux approvisionnements responsables des produits et ingrédients”, a-t-il ajouté !


Voir l’article : http://www.davidlebovitz.com/2010/09/mastsuri-sustainable-seafood-japanese-sushi-bar/


L’engagement mené sur nos approvisionnements en thon albacore à la place du thon rouge de Méditerranée est cité dans le dernier rapport d’Utopies Restauration et développement durable comme un exemple de démarche environnementale innovante.


Voir la page 8 du rapport :
http://www.utopies.com/IMG/pdf/EDT_Restauration_DD_Utopies2010.pdf

mercredi 1 septembre 2010

Quelle solution pour protéger nos océans ?

Pour préserver nos océans, une solution, créer des espaces protégés que l’on nomme : réserves marines.


Une réserve marine est une zone sur laquelle toute activité humaine préjudiciable à l’environnement marin est interdite ou très sévèrement encadrée. Ces réserves présentent des avantages pour la protection de la biodiversité : montagnes sous-marines, frayères, champs de boue, zones de nourrissage des alevins…
En France, 12 % du territoire bénéficie du statut de protection contre seulement 0,1% du territoire maritime. Au niveau mondial, le ratio est un peu plus important avec 10% protégé contre 1% pour le territoire maritime.


Lors du Grenelle de la mer, en 2009, La France s’est engagée d’ici 2020 à créer 10% de réserves marines dans ses eaux territoriales, notamment en Méditerranée et dans le Pacifique.


Cette idée de réserves marines a été évoquée dès 1992 au Sommet de la Terre à Rio et à Johannesburg en 2002 lors du sommet mondial sur le développement durable. Aujourd’hui, les ONG internationales de protection de l’environnement militent aux côtés de nombreux chercheurs en faveur de la création de réserves marines. Les engagements internationaux et régionaux sont nombreux mais malheureusement le passage à l’action se fait attendre.


Pourtant, les résultats sont bels et bien là.


Prenons le cas de la réserve marine de Scandola, située, en Corse, au sud de Bonifacio.
Après seulement 4 ans de mise en réserve, la productivité en espèces commerciales à la périphérie de cette zone protégée a été multipliée par 2,3 ; après 6 ans : par 4 ; après 20 ans par 6. Certaines espèces ont été sauvées grâce à ces réserves. C’est par exemple le cas du mérou dont la population a été multipliée par 70 en vingt ans !


Pour en savoir plus :

Notre engagement en faveur d'une pêche durable

Le thon rouge de Méditerranée est une espèce menacée. Depuis plusieurs années, Matsuri a choisi de le supprimer de sa carte.


À la place, Matsuri propose du thon albacore, à la belle couleur rouge et à la saveur comparable.


Qu’en est-il de l’état de la ressource en thon albacore ?
Aujourd’hui, rien ne permet d’affirmer que le thon albacore ne sera pas menacé un jour par la surpêche, ce qui commence à être le cas dans l’Atlantique et dans l’océan Indien.


Bien conscients de cet enjeu, nous proposons chez Matsuri du thon albacore pêché dans le Pacifique et nous avons décidé de nous engager dans une démarche de pêche durable.


Une première étape s’est achevée avec la labellisation « Friend of the Sea » de la pêcherie partenaire.
Mais nous comptons aller plus loin en renforçant les conditions sociales et environnementales du cahier des charges qui nous lie à notre fournisseur.



Une des façons de diminuer la pression sur la ressource en thon est de diversifier les produits proposés à la consommation.


Chez Matsuri, 14 produits de la mer sont cuisinés dans le pur respect de la tradition japonaise. Cette démarche fait partie d’un projet global de développement durable engagé depuis 2009.


En un an, nous avons d’ailleurs réduit de 16 % les émissions de gaz à effet de serre des activités de Matsuri et nous nous engageons à continuer sur cette voie en optant, entre autres, pour des emballages recyclables d’ici fin 2010.


Pour Matsuri, qualité, saveur et responsabilité sont indissociables. Respect !


Pour en savoir plus : www.matsuri.fr

Interview avec Eric Woog, président-directeur général de Matsuri

Depuis début 2009, Matsuri consolide sa stratégie environnementale.
Quel a été l’élément déclencheur de l’engagement de Matsuri en matière d’environnement ?


Dès mon premier voyage au Japon, j’ai été très impressionné par la recherche de perfection dont font preuve les Japonais dans de nombreux domaines. Alors que cette démarche s’illustre à merveille dans leurs traditions culinaires, et notamment par l’attention portée à la qualité des matières premières, l’impact des pratiques sur les ressources naturelles, comme par exemple le thon rouge de Méditerranée, est encore trop peu pris en compte.


Mon idée est simple : intégrer une notion très forte de responsabilité à notre exigence globale de qualité ! Il n’y a aucune raison que le respect de notre environnement ne soit pas cultivé avec autant de soin que celui de l’esthétique et du goût !


Résoudre la problématique du thon aura été un travail de longue haleine et particulièrement complexe, mais notre démarche est d’aller le plus loin possible, avec tous nos fournisseurs, produit par produit, afin de réduire toujours plus notre impact sur la planète.


Justement, le thon rouge de Méditerranée n’est plus proposé chez Matsuri depuis déjà plusieurs années. Pourquoi avoir entamé cette démarche avec le thon ?


Le thon rouge de Méditerranée subit aujourd’hui une pression de pêche qui ne permet pas le renouvellement de l’espèce. Depuis 1998, je suis en contact régulier avec des fermes de grossissement de thons en Espagne, financées par la Communauté Européenne, et les volumes qu’ils expédient par avion au Japon sont indécents.


Basculer sur du thon albacore, lui aussi à chair rouge, mais plus neutre en goût, n’est pas une solution en soit car il fait également l’objet de surpêche dans certaines zones.


En 2006, alors que tout le marché français de la restauration japonaise, sans exception, était approvisionné en thon rouge de Méditerranée, nous avons pris la décision, notre partenaire importateur, la société Comptoirs Océaniques (la branche frais du groupe Fish is Life) et nous même, de créer notre propre filière d’importation responsable. Nous sommes donc partis à la recherche d’une pêcherie qui partagerait nos valeurs pour enfin contrôler l’origine, la qualité et la traçabilité de nos approvisionnements. Parler d’étude d’impact sur l’environnement et de renouvèlement des stocks était malheureusement, à cette époque, un lourd handicap… Nous avons finalement trouvé cette pêcherie début 2009 en Equateur ! Depuis, après avoir franchi toutes les étapes du processus de certification, notre pêcherie partenaire est devenue, en mars 2010, la première société de pêcherie au thon en filière japonaise à être certifiée « Friend of the Sea ».


Nous sommes très fiers, chez Matsuri, d’être la toute première entreprise de restauration à distribuer du thon albacore certifié « Friend of the Sea ».


Vous avez réalisé un Bilan Carbone® qui vous a permis d’identifier des pistes de réduction de vos émissions de gaz à effet de serre. En un an, vos émissions ont déjà été réduites de 16 %. Estimez-vous encore avoir une marge de progression ?


Oui, bien sûr. Nous souhaitons, par exemple, mettre en place des emballages recyclables, moins émetteurs de gaz à effet de serre que les emballages en plastique utilisés aujourd’hui. Et ce n’est pas tout : nous avons toute une liste de chantiers environnementaux qui seront présentés en temps voulu. Nous avançons efficacement mais progressivement, car tout ne peut pas se faire en un jour. Nous évoluons vers une démarche plus vertueuse. Cela est très motivant et très valorisant pour toute l’équipe de Matsuri.

Qu'est-ce que la pêche durable ?

Économiquement efficace, sociologiquement équitable et écologiquement soutenable !



La pêche est qualifiée de durable si elle :
  • peut être poursuivie indéfiniment dans le temps ;
  • ne réduit pas la capacité de l’espèce pêchée à maintenir sa population à un niveau correct ;
  • n’a pas d’effets négatifs sur les autres espèces animales et végétales en les tuant accidentellement, en les privant de leur nourriture ou en endommageant leur environnement.
Aujourd’hui, l’humanité consomme plus que la planète ne peut produire. Selon un rapport de 2005 de la FAO, 75% des principales espèces de poisson sont aujourd’hui exploitées au maximum, voire surexploitées.


Pour en savoir plus :

Label Friend of the Sea : Forces et faiblesses

"Friend of the Sea" est une organisation indépendante à but non lucratif de protection de l’environnement. Son objectif est de protéger les océans et plus particulièrement leur biodiversité. "Friend of the Sea" a donc créé un label « pêche durable » pour la pêche mais aussi pour l’aquaculture.

LES FORCES DU LABEL FOS :
La qualité du label FOS vient notamment du fait qu’il intègre, dans le processus de certification, l’analyse des conditions environnementales mais aussi sociales dans les pêcheries.


Les procédures de certification restent relativement simples. Elles sont donc facilement accessibles aux petites pêcheries, souvent désireuses de bien faire mais freinées par la complexité de certaines certifications et par leur coût.


Le label est attribué à partir de l’analyse des performances effectivement constatées sur place. Les experts de FOS ne se contentent pas des seules déclarations des pêcheurs, ce qui reste malheureusement trop souvent le cas d’un certain nombre de processus de labellisation.


Les critères principaux de FOS pour qualifier une pêche de « durable »
  • Interdiction de pêcher des espèces menacées
  • Obligation de prendre en compte l’état des stocks et être en dessous des quotas de limitation des prélèvements.
  • Opter pour des techniques de pêches très sélectives afin de limiter les prises accessoires et les rejets en mer. C’est le cas de la palangre utilisé pour pêcher le thon albacore proposé par Matsuri. Le label FOS n’est attribué que si le taux de prises accessoires (poissons non recherchés pour la commercialisation) est bien inférieur à 8%. FOS impose que des mesures techniques soient prises pour limiter au maximum ces prises accessoires. (utilisation d’hameçons spéciaux, etc)
  • Respecter les mesures de protection des écosystèmes marins et encourager le développement de réserves marines
  • Soutenir l’approche éco systémique dans le respect du principe de précaution.
  • Améliorer l’impact social des activités de pêche et des activités connexes.
La certification FOS exclue les pêcheries qui travaillent dans les zones connues pour être le terrain de pratiques illégales, non réglementées ou non contrôlées (IUU : illegal, unregulated, uncontrolled).





LES FAIBLESSES DU LABEL FOS
La principale critique émise à l’encontre du label FOS concerne le fait que ce processus de certification n’est pas assuré par des accréditeurs indépendants mais par les « experts » du label. De plus, certains observateurs critiquent le fait que FOS utilisent trop souvent des termes insuffisamment précis rendant certaines règles de certification pas suffisamment claires.


Réponse de Matsuri : La labellisation FOS est seulement une première étape. Fish is Life, notre fournisseur, a fait appel à Veritas, société d’audit indépendante, pour travailler à l’élaboration d’un nouveau cahier des charges conforme aux réglementations « pêche durable » de la FAO de 1995.


Une autre des faiblesses reste parfois le manque de transparence avec des dossiers de certification inaccessibles. De la même façon, les rapports annuels de contrôle de la certification ne sont pas disponibles.


Réponse de Matsuri : Nous jouons la carte de la transparence et mettons en ligne notre dossier de certification.


Le label FOS a été analysé par l’organisation écologiste internationale, Greenpeace. Dans une première étude conduite en 2006, l’ONG avait repéré un certain nombre de faiblesses que FOS, au début de l’année 2009, a, en grande partie, corrigé.


Pour lire le rapport de Greenpeace : Greenpeace - Rapport FOS

Entretien avec Alain Bailly, directeur de Fish is Life


Matsuri se fournit en thon albacore auprès de Comptoirs Océaniques, la branche frais du groupe Fish is Life spécialisé dans la transformation et la distribution du thon.
Le thon albacore que vous dégustez dans les restaurants Matsuri provient d’Équateur.





Eric Woog : Quelle est votre politique de « pêche durable » ?
Alain Bailly : Notre spécialisation dans le thon et les soucis de surexploitation de cette espèce nous ont naturellement amené à conduire une réflexion en profondeur sur l’avenir de la ressource et de la pêcherie.

A titre d’exemple, nous utilisons essentiellement la palangre comme technique de pêche. La palangre est une très longue ligne de plusieurs kilomètres de long ce qui fait d’elle une des pêches les plus sélectives qu’il soit. Seul point noir : les prises accessoires comme les tortues, les requins voire même les oiseaux marins... Des techniques pour les éviter existent. Nous les avons mises en place en concertation avec les capitaines des bateaux.

Pour plus d’informations : http://wwwx.spc.int/

Nous avons d’ailleurs engagé, depuis le début 2010, une démarche de conformité aux recommandations « pêche responsable » de 1995 de la FAO. Un premier audit de notre filière équatorienne a été réalisé par Veritas, un organisme international indépendant. En parallèle, nous avons tout mis en œuvre pour faire certifier nos pêcheries équatoriennes par l’ONG "Friend of the Sea" (FOS). C’est pour cela que le thon albacore que vous dégustez chez Matsuri porte ce label.

EW : Comment se déroule une démarche de certification ?
AB : Toute demande de certification commence par un audit très complet de la pêcherie.

Suite à cet audit, nous mettons en œuvre les demandes du certificateur, qui procède alors à un nouvel audit.

Ensuite, des contrôles réguliers sont effectués. Des contrôleurs indépendants viennent à bord des bateaux pour s’assurer des bonnes pratiques et vérifier que le cahier des charges est bien respecté.

Pour ce type de certification « pêche responsable », l’audit consiste à :
  • obtenir des informations sur l’état de la ressource dans la zone de pêche spécifique et sur la gestion de cette zone.
  • obtenir des garanties sur les méthodes de pêche et notamment s’assurer qu’elles n’ont pas d’effets négatifs sur les autres espèces animales et végétales en les tuant accidentellement et/ou en les privant de leur nourriture et/ou en endommageant leur environnement.
  • s’assurer qu’il existe un système fiable de mesure et de contrôle - principe majeur de traçabilité - afin de pouvoir adapter l’activité si le besoin se présente.